La séance de simulation.
Mardi 24 avril 2007, 11h00.
Dès que mon tour arrive, je suis emmené en salle de radiothérapie.
Là on m’explique ce qu’est une séance de simulation.
Notre corps ayant une morphologie propre, les lésions étant plus ou moins décelables, il est nécessaire de « calibrer » les appareils et de tracer des repères sur la peau afin que lors des séances de radiothérapie, l’on ne perdra plus de temps avec tous ces calculs.
L’opérateur nous place donc sur une table, allongé sur le ventre, et déplace en tous sens l’appareil de radiologie, ce qui lui permet de pouvoir apprécier les différents paramètres intervenant dans mon programme de soin.
Après quarante cinq minutes passées sur le ventre et une sonde dans le derrière, on vous fait des tatouages, marques indélébiles qui permettront aux différents opérateurs de vous soigner au même endroit à chaque séance.
Le tout est confirmé par un scanner dit « de centrage » que » j’ai effectué le jeudi 26 avril. J’attends maintenant que l’on m’appelle pour débuter effectivement le traitement, mais il y a tant de monde et si peu de place que les médecins doivent tenir des différents paramètres de chacun afin d’élaborer un « tri » et de traiter en priorité les cas les plus urgents.
Pour l’instant je me suis mis au ralenti, en arrêt maladie, car tous ces examens et ces déplacements de mon domicile à Saint Pierre sont éprouvants.
Les douleurs sont quasi permanentes et je me dois d’être tolérant, afin de ne pas ingurgiter de suite des quantités de codéine le sevrage étant issu de la dépendance à ce médicament.
Donc je me réserve et tente par tous les moyens à ma possession de me divertir pour ne pas penser à la douleur.
Le plus dur est surtout le passage obligé, plusieurs fois par jour, aux toilettes.
Un calvaire avec des spasmes très important amenant à une contraction très douloureuse du muscle anal et des saignements plus ou moins abondant en fonction des jours.
J’attends désormais de pied ferme mes premières séance de radiothérapie et de chimiothérapie afin de commencer réellement à effacer cette maladie de mon corps.

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